
Le site www.lowline.org décrit avec enthousiasme une expérience de technologie paysagère dont la nouveauté émerveille le pépiniériste avant d’un jour prochain, enchanter le citadin.
Un projet rafraîchissant, qui à l’instar de la récente réalisation de la High Line offre l’aperçu d’une possible utopie urbaine et végétale. En effet, si les promenades plantées suspendues font déjà la fierté de certaines villes, leur généralisation permettrait de métamorphoser la vie citadine, entre autre en reléguant la laideur de l’automobile aux enfers d’où elle est sortie.

Le projet Low Line trépigne d’avangardisme, car il prévoit d’installer un parc arboré vers les 12 mètres sous terre. C’est un vieux machin qui jaillit des ténèbres du passé pour héberger le jardin d’après-demain. Le lieu sera conçu comme une promenade, un lieu de socialisation et d’artistique exhibition.
Le Delancey Underground, depuis six décennies demeure des ténèbres et de la vermine, est pressenti pour devenir le sanctuaire de la luxuriance végétale et la résidence souterraine de la lumière du jour.
Un tel paradoxe est rendu possible par la brillante utilisation de collecteurs paraboliques disposés en surface, au nez et à la barbe du piéton, imperturbable inconscient du prodige qui resplendit sous ses pieds.

La lumière solaire ainsi collectée serait canalisée au moyen de fibres optiques au travers des strates du sous-sol new yorkais pour inonder de ses photons bucoliques les pelouses et les arbustes qui sans elles agoniseraient dans l’obscurité. Clamera-t-on jamais assez haut ce que les espaces verts doivent aux fibres optiques ?
Et c’est heureux, car le concept ainsi développé sera d’une verte utilité aux premiers habitants de la planète Mars qui comme chacun sait se trouve temporairement dépourvue de jardins.
A l’abri des radiations et des tempêtes de sable, blotties au fond des gouffres ou dans les tunnels de lave asséchés, les premières sociétés martiennes pourront s’ébattre sur gazon comme otaries dans la blanche écume et se livrer à d’artistiques exhibitions au lieu d’aller photographier leurs pas dans la poussière ou planter des drapeaux d’on ne sait quoi.
L’astronaute du 21ème siècle sera un jardinier, et par conséquent, ça s’arrose !

cela saute aux yeux


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